Dans les années 1870, la Congrégation des Religieuses de la Miséricorde de Billom ouvre de nombreuses écoles de filles dans le département, notamment en milieu rural.

L‘abbé Fourt, alors curé de St Bonnet, engage cette institution à fonder un établissement dans cette commune. Il put réunir une somme suffisante pour l’acquisition d’un emplacement qu’il offrit à la Miséricorde pour une fondation.

 

Mr Levadoux, alors vicaire de Saint Pierre les Minimes, obtint d’une bienfaitrice inconnue, une somme de dix milles francs qui servit à couvrir une partie des frais de la construction. Le reste fut pris en charge par la congrégation (trente-deux milles francs).

 

En mars 1872, le conseil municipal donne son accord pour que la congrégation puisse acquérir un immeuble. En juin de la même année, une enquête de commodo et incommodo est conduite sur ce projet qui est rejeté.

 

En mai 1875, le conseil municipal donne son accord aux religieuses de la Miséricorde pour l’acquisition de deux parcelles de terrain en vue d’y construire un bâtiment.

 

En 1876, l’enquête de commodo et incommodo valide le projet de construction. Les habitants dénomment le bâtiment le « couvent ».

Lors de son ouverture, sœur Marie Alix dirige l’école ; elle est assistée de deux autres religieuses : sœur Marie Amable et sœur Marie Flamine.

 

L’établissement se développe rapidement.

 

En 1884, l’autorisation d’ouvrir un internat de 14 lits est accordée à la directrice par le Conseil départemental de l’Instruction Publique. Ce service est apprécié de la population composée d’un certain nombre de femmes employées à la manufacture des tabacs de Riom.

Celles-ci, qui se rendent à pied à leur travail, sont longuement absentes de leurs foyers et trouvent ainsi un lieu d’accueil commode pour leurs enfants.

 

En 1898, l’autorisation d’ouvrir un internat est renouvelée lorsque sœur Adélaïde prend la direction. Une classe enfantine est créée .Les effectifs se situent entre 50 et 75.70% des filles d’âge scolaire de la commune fréquentent l’école privée.

La loi sur les associations du 1er juillet 1901 stipule qu’aucune congrégation religieuse ne peut se former sans autorisation légale. L’enseignement est interdit aux membres des congrégations non autorisées. L’ouverture d’un établissement par une congrégation autorisée dépend d’un accord délivré par décret.

La congrégation des sœurs de Billom est légalement reconnue mais en 1902, la fermeture de l’école est prononcée. Les élèves sont congédiés mais les sœurs habitent toujours les lieux.

 

La directrice reste ; elle est sécularisée. Des institutrices laïques libres sont nommées. L’école évite ainsi la fermeture.

Il y avait une double mission : les jeunes par l’école et le pensionnat et les malades, les vieillards.....

Les sœurs qui ont vécu à St Bonnet jusqu’en 1968, sont : Sœur St Antoine, Sœur Marie de Gonzague et Sœur Marie Lucienne.

 

En septembre 1971, l’école est cédée à titre gratuit à l’association d’Enseignement libre du Puy de Dôme.

L’acte est signé le 28/04/1972.

 

En  septembre 1968, Mademoiselle Grenet est nommée directrice de l’école. Elle sera la dernière à loger dans l’établissement et elle restera jusqu’en septembre 1986.

 

Madame Monteix assurera le relais jusqu’en septembre 1994, date à laquelle Madame Eyboulet sera nommée directrice.

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